Ce qu'un DJ ne doit pas faire : 

 

Concrètement, il est difficile de s’improviser Disc-Jockey. Animer une soirée, c’est un métier. La compétence d’un bon DJ animateur s’acquiert avec l’expérience. De nos jours, le DJing est une activité qui passionne et les jeunes sont de plus en plus nombreux à s’intéresser au sujet. Sans aller jusqu’à expliquer comment animer une fête car cela est propre à chaque animateur, nous détaillons tout ce qu’un DJ en sonomobile ne doit surtout pas faire en soirée.

La fumée dans une soirée dansante

L’utilisation d’une machine à fumée ou à brouillard est appréciable en soirée. Toutes les discomobiles disposent de cet appareil qui diffuse une brume opaque ou plus légère selon les modèles et les liquides utilisés. L’avantage premier de la diffusion de fumée c’est qu’elle permet de faire apparaître les faisceaux lumineux projetés par les éclairages (lyres dynamiques, lasers et autres jeux de lumières). Cependant, l’utilisation de la machine à fumée doit se faire avec la plus grande modération. Certains DJ en sonomobile ont tendances à s’endormir sur la télécommande. Ce qui est fort regrettable. Pour animer une soirée, la machine à fumée c’est un gros plus mais il ne faut pas en abuser au risque de ne rien apercevoir non plus sur les photos réalisées.

Ne pas diffuser de la musique qu’il est le seul à connaitre

Un DJ n’est pas là pour diffuser ses convictions musicales où les musiques qu’il est le seul à apprécier ou même à connaitre. Le dernier bootleg qui tourne en boucle sur les plages branchées de Novalja en Croatie autant vous dire qu’on s’en tamponne et que les invités présents ne s’amuseront pas là-dessus. Le rôle d’un Disc-Jockey est de lever les yeux et de retirer le nez de ses platines. Il doit être capable de s’adapter à la piste de danse sans avoir à imposer son style musical. Il est important de disposer d’un large répertoire de musiques populaires et qui font danser. Attention, j’ai écrit « populaires », je n’ai pas écrit « ringardes ».

Ne pas chanter par-dessus la musique et ne pas abuser du micro.

« Les sirêêêêêêênes du port d’Aleeeeexannnnndriiiie » Non, NoN & NON !!! Un DJ ne doit en aucun cas chanter par-dessus la musique. En fait, c’est juste qu’il n’est pas là pour ça ! Si les organisateurs de l’événement avaient voulu faire appel aux services d’une personne capable de pousser la chansonnette, ils auraient directement contactés un chanteur afin qu’il vienne accompagner de ses danseuses, des chœurs et de son orchestre. Et je ne vous parle pas desanimateurs de soirées qui profitent d’avoir un public devant eux pour faire leur auto-promotion au micro du style « Je suis DJ Mix, l’ambianceur de la night, pour l’animation de mariage !!! … Je vous laisse mon 06 ! C’est partiiiiie ! »

L'utilisation de stroboscope.

A moins d’animer un bal de jeunes, une free party, une soirée en discothèque ou dans un club électro, l’utilisation d’un stroboscope n’est pas réellement adaptée. Je ne suis pas certain que Mamie Huguette, qui fait l’effort de profiter de la fête, apprécie de se prendre des flashs de 3000 watts en pleine face. Dites-vous bien qu’une installation en discomobile doit être ajustée en fonction du public présent. A l’occasion d’une soirée privée de type mariage ou anniversaire, les invités présents sont généralement de différentes générations, il est donc important de respecter les personnes qui auraient du mal à s’accommoder à l’utilisation d’une lumière stroboscopique jugée trop agressive.

Ne pas choisir à la place des mariés les musiques qui accompagnent l’arrivée du dessert ou leur entrée dans la salle.

Bien que le rôle du deejay soit d’orienter le couple vers des titres efficaces qui contribueront à la bonne ambiance de la soirée, il ne doit en aucun cas imposer les musiques diffusées pour l’entrée en salle ou la présentation du dessert des mariés sous prétexte qu’il fait toujours comme ça. Encore une fois, il n’est pas là pour diffuser ses préférences musicales ! Non, il n’y a pas de musique obligatoire pour l’entrée en salle. Le couple ne doit pas non plus être contraint de choisir entre un titre phare de la discographie de Jean-Michel Jarre ou la célèbre musique Happy de Pharrell Williams. Oui, le choix de ces musiques revient aux mariés ! Ces instants de la soirée sont importants, il faut veiller à ne pas les négliger.

Ne pas intervenir avec une sono surdimensionnée.

Le rôle d’un DJ n’est pas que de faire du bruit. Il doit savoir respecter le cadre qu’on lui met à disposition pour travailler tout en préservant l’audition de chacun des convives. La réglementation sur le niveau sonore dans les lieux recevant du public impose que le degré de pression acoustique ne dépasse pas 105 dB (A) de moyenne. A moins de sonoriser un bal populaire en plein air ou une scène du Teknival, il n’est pas utile d’intervenir avec un caisson de basse de la taille d’un frigo américain. Il est nécessaire de privilégier la qualité sonore à la puissance à condition qu’elle reste évidemment cohérente avec l’événement, la superficie de l’espace à sonoriser et le nombre de participants.

Ne pas mettre la musique trop forte durant le repas.

A table, les invités doivent pouvoir échanger entre eux. Il n’y a rien de plus désagréable que de ne pas s’entendre parler. Les musiques diffusées doivent être calmes et faibles en basse afin de créer une atmosphère musicale en harmonie avec le thème de l’événement dans la continuité de l’apéritif. On juge que le volume de la musique est bien assez élevé lors de la soirée dansante donc autant qu’il reste faible au cours du repas et ainsi éviter de fatiguer trop rapidement les oreilles des invités présents. C’est l’occasion de diffuser les morceaux que les organisateurs apprécient d’écouter mais qui ne se dansent pas.

Ne pas préciser au traiteur la durée des animations organisées entre les plats.

L’animateur d’une soirée se doit de respecter le travail du traiteur. Il y a un moment pour faire la fête, se divertir, danser… et il y en a un autre pour manger en passant un peu de temps à table. Cela demande une certaine flexibilité surtout lorsque les animations organisées par le DJ ou les invités sont nombreuses. Parce qu’on souhaite tous que la viande soit servie chaude mais aussi que le buffet des desserts n’arrive pas à 3h du matin, il est nécessaire que le Disc-Jockey se coordonne avec les cuisines avant même le démarrage de la soirée. Établir un programme au traiteur est indispensable.

Ne pas passer deux fois la même musique dans la soirée.

Une chose est certaine, personne ne souhaite faire appel aux services d’un deejay qui donne l’impression d’être venu avec seulement 3 CD et qui se permet de remettre plusieurs fois les mêmes titres pendant la soirée dansante. Dans le cas où un invité réclame éventuellement une musique qui a déjà été programmée sous prétexte souvent qu’il été occupé ailleurs au moment de sa première diffusion, il n’est pas préférable de céder. La seule entorse qui peut être faite c’est quand les organisateurs vous l’autorise (on pense notamment aux mariés dans le cadre d’un mariage par exemple).

Ne pas improviser de chorégraphies sur la piste de danse.

Oui, vous avez bien lu ! C’est inquiétant lorsque l’on sait que certains animateurs de soiréessont capables de se transformer le temps d’un instant en professeur de danse en pensant qu’il est utile d’apprendre les chorégraphies de certaines musiques aux personnes présentes sur la piste. Il existe des prestataires qui vont encore plus loin en utilisant des accessoires comme des chapeaux, des perruques, des lunettes, … Oui, ça fait peur ! Si les organisateurs recherchaient ce genre de prestations, ils se seraient directement adressés à un humoriste ou éventuellement à un clown dont c’est les métiers de faire rire. Rester simple est la meilleure des présentations.

Ne pas dire « oui » à toutes les idées de musiques demandées par les invités.

Certes, le DJ doit rester accessible et satisfaire sa piste de danse. Cependant, il y a certaines demandes des invités qu’il est préférable d’écarter au risque de voir la piste se vider brutalement. Il ne faut pas se sentir obliger de répondre favorablement à toutes les requêtes faites par les convives. Certaines demandes ne sont peut-être pas adaptées à l’instant. Si un invité réclame du Dubstep derrière l’ouverture du bal, on sait d’avance qu’il y a peu de chance que ça fonctionne. On sait aussi que si on accepte la requête musicale d’un danseur, il risque de réclamer une seconde musique, puis une troisième jusqu’à proposer de raccorder son smartphone à la sono. Il est donc important de ne pas se laisser envahir.

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